Scanner ses films : comprendre le processus et solutions de scan

Article rédigé par Damien
 
Mise à jour 07.08.2012 :
Initialement, ce sujet rebondissait suite à une remarque de Philippe, les derniers événements faisant que nous avons perdu cette remarque, l’article suivant a été remanié et considérablement mis à jour.
———————————————————————-Introduction
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Je vous propose un petit dossier sur le thème de la numérisation de film, on essayera de comprendre les grandes lignes et de déboucher sur des solutions pour faire numériser ses tendres films.
Choisir son scanner fait intervenir des notions parfois techniques qu’il faut impérativement assimiler afin de s’orienter vers telle ou telle solution de scan et d’établir un budget.
La première étapes sera de se poser les bonnes questions, indépendamment de toutes considérations financières (pour ce point, nous y viendrons à la fin de l’article).
Voici les deux premières questions :
– Qu’est ce que je souhaite scanner comme format (plein format 24×36, moyen format 6×6 à 6×12, moyen format 6×17, polaroïd, grand format 4″x5″ à 8″x10″, autres) ?
– Quelle sera la finalité des images scannées (usage personnel, usage professionnel, publication web, tirages format modeste, tirages grand ou très grand format) ?

Une fois que vous avez votre réponse, une nouvelle question essentielle en découle :
A quelle définition dois-je scanner mon document (qu’il soit un négatif, un positif ou un papier) mesurant l x L (en mm) pour pouvoir imprimer un format A x B (en cm) à 300dpi ?

Avant de répondre à cette question qui codera directement pour le choix finale d’une solution de scan, demandons-nous pourquoi je viens de parler de « 300dpi ».

Les dpi, qu’est ce que cela signifie ?
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Un petit rappel pour bien poser les bases.
La définition d’un écran, d’une image, d’un scanner ou d’une imprimante s’exprime en « dpi » (« dots per inch » en anglais) ou « ppp » (« point par pouce » en français).

Généralement, on retrouve les valeurs suivantes (je me limite à quelques types de périphériques seulement) :
– Ecran : entre 72 et 96dpi (cette valeur tend à être révolue avec les derniers écrans dont les résolutions et donc les définitions ont beaucoup grimpées ces dernières années/mois)
– Imprimante jet d’encre non photo : environ 120dpi
– Imprimante jet d’encre photo : entre 600 et 1440dpi
– Imprimante laser couleur : environ 600dpi
– …
Ces valeurs traduisent qu’il y a tant de point sur une longueur de 1 pouce (=2,54cm).

La définition est liée directement à l’unité métrique, il est inconcevable de parler de l’un sans le mettre en rapport avec l’autre.
Exemple : vous avez une photo de 20x30cm à 300dpi, vous pouvez également l’imprimer en 40x60cm à 150dpi.

Quand on parle d’une image à 300dpi, cela traduit donc qu’il y a 300 points sur une longueur de 1 pouce mais pourquoi avoir avoir fixé la nécessité d’une définition à 300dpi ?
Ce paramètre n’est pas immuable et dépend de la technique d’impression finale (offset, presse rotative, jet d’encre), du papier utilisé (couché ou non couché) et du niveau d’exigence souhaité en terme de qualité.
Nous n’allons pas rentrer dans les détails (linéature lpp, type d’impression et papier, etc.), retenez que pour une impression sur papier photo, il vous faudra une image au format final à 300dpi au maximum, inutile d’aller au delà, l’oeil ne saura pas (ou difficilement) distinguer deux points distinctement même le nez collé sur le tirage.
Si vous avez besoin de comprendre ces notions plus pointues (relation entre lpp et ppp, etc.) ou d’imprimer à une définition supérieure à 300dpi, c’est que votre projet est voué à une impression de très haute qualité et vous serez alors suivi par des personnes qui sauront vous conseiller (à défaut, demandez conseil à un imprimeur digne de confiance).

300dpi, c’est bien beau comme norme arbitraire, mais ai-je toujours besoin d’un tel niveau de définition ? Nous allons y répondre …

Comment choisir la définition de son image finale ?
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Vous avez 2 questions à vous poser :
– à quelle taille en centimètre je veux imprimer ma photo ?
– à quelle distance minimale sera-t-elle regardée en situation commune ?

Plus le spectateur regardera l’image de près, plus la définition doit être élevée, et inversement il n’est pas nécessaire d’avoir une grande définition si l’image est regardée de loin.
Un bon exemple, c’est les affiches abri-bus. A 10 mètres elle vous apparaissent très bien définies et en se rapprochant à 10cm vous verrez clairement les points.
Pour information, au labo Gris Souris pour les formats assez grand, ils abaissent la définition à 200dpi avant d’imprimer (pour gagner du temps à l’impression, et donc de l’argent tout en ne prenant pas en compte qu’on puisse vouloir un grand format à regarder de très près).

300dpi, c’est une espèce de norme correspondant à un niveau de détail très bon. Vous n’imprimerez sans doute jamais au delà ou dans de très rare cas en vue d’exposition ou d’impression dans des revues haut de gamme.
Toutefois, vous pouvez être amené à rencontrer des valeurs de définition beaucoup plus élevées :
– pour les supports de grandes tailles comme des bâches, l’imprimeur peut vous demander de créer un document « au dixième à 1000dpi » afin de réduire la taille des fichiers. Au final il l’imprimera à taille réelle à 100dpi.
– tout de suite après avoir scanné votre document, le scanner peut vous donner une image de quelques centimètres seulement mais à 2000, 3000 voire 5000dpi. En augmentant ses dimensions métriquement, vous abaisserez automatiquement sa définition. Dans Photoshop, cette conversion est possible dans « Édition / Taille de l’image ». En décochant « Rééchantillonage », vous pouvez jouer sur les dimensions de votre image tout en voyant la nouvelle définition correspondante.

Prenons un exemple : pour une exposition, vous souhaitez montrer des images mesurant 60x40cm et vous estimez que vos visiteurs les visionneront à une distance minimale de 1m. Passons sur les calculs de définition réelle et apparente mais choisir une valeur d’impression à 300dpi sera inutile, à cette distance ils ne verront aucune différence que vous aillez opté pour 300 ou 200dpi. Par contre, vous allez la sentir la différence de votre côté quand vous retoucherez votre image, à 200dpi elle sera beaucoup moins lourde ! A titre de comparaison, un 60x40cm à 300dpi représente une photo de 33Mpx (soit 100mo au format TIFF) alors que ce même format à 200dpi représentera une photo de 15Mpx (soit 45mo au format TIFF) ! Bien estimer les dimensions et la définition de votre image finale aura une influence directe sur les performances de votre ordinateur à traiter l’image, retoucher une image de 33Mpx et une image de 15Mpx n’est pas du tout la même histoire. Au passage et par expérience, avoir un ordinateur qui mouline fait perdre patience, génère du stress et de l’énervement, autant réfléchir quelques minutes en amont et s’éviter de tels désagréments.

De quelle performance matériel ai-je donc besoin pour numériser mes films ?
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Maintenant que vous avez décidez de la taille finale de votre tirage et si il devra être regardé de près ou de moins près, on va pouvoir faire quelques calculs afin de se rendre compte des besoins matériels.
Je vous rassure, vous n’avez pas à mémoriser ça, c’est uniquement pour que vous compreniez le procédé qui nous amènera à savoir quelle gamme de scanner il nous faudra utiliser, et donc vers quel labo photo il faudra se tourner.

Quelle devra être la définition du fichier généré par le scanner ?
Avant de savoir vers quelle gamme de scanner se tourner, il faut définir les contraintes techniques à imposer au scanner.
On va donc chercher à savoir quelle devra être la définition à laquelle il faudra scanner son document pour aboutir à un tirage final en très bonne définition (c’est à dire 300dpi) en rapport avec un format donné.

Afin de toucher une plus grande cible, je vais faire la démonstration pour deux formats : le plein format 24×36 et le moyen format 6×6.
Pour les autres formats, il vous suffit de réutiliser les valeurs et données ci-dessous pour réaliser vos propres calculs :

– Soit l (petit L) le plus long côté du document à numériser en centimètre.
– Soit L (grand L) le plus long côté du document final en centimètre.
– Soit Df la définition du document final en dpi.
– Soit Dscan la définition recherchée de numérisation appliquée au scanner.
– Le calcul est : Dscan = (L x Df) / l

Grâce à ce calcul et sur la base d’un film plein format de 24x36mm, on en déduit ce qui suit :
– tirage 20x13cm @300dpi : scan à 1700 dpi soit 3,6Mpx
– tirage 30x20cm @300dpi : scan à 2500 dpi soit 8,3Mpx
– tirage 40x27cm @300dpi : scan à 3350 dpi soit 15Mpx
– tirage 50x33cm @300dpi : scan à 4200 dpi soit 23Mpx
– tirage 75x50cm @300dpi : scan à 6250 dpi soit 52,3Mpx
– tirage 100x67cm @300dpi : scan à 8350 dpi soit 93,4Mpx

Et maintenant voici les déductions faites sur la base d’un film moyen format 6×6 de 56x56mm :
– tirage 20x20cm @300dpi : scan à 1070dpi soit 5,6Mpx
– tirage 30x30cm @300dpi : scan à 1600dpi soit 12,5Mpx
– tirage 40x40cm @300dpi : scan à 2150dpi soit 22,3Mpx
– tirage 50x50cm @300dpi : scan à 2700dpi soit 34,8Mpx
– tirage 75x75cm @300dpi : scan à 4000dpi soit 78,4Mpx
– tirage 100x100cm @300dpi : scan à 5400dpi soit 140Mpx

La théorie c’est bien, mais ça donne quoi dans la pratique ?
Déjà, on se rend compte qu’un format de 75x50cm ou 75x75cm donne une grosse flopée de Mpx et que dire du 100x100cm !
Comme il a été précisé un peu plus haut, pour des grands tirages, on n’est pas obligé d’imprimer à 300dpi, cela dépend de la nécessité d’avoir de très bon détails même à faible distance.
En abaissant le tirage de 75x75cm à 150dpi, on passe à un fichier de 19,6Mpx, déjà beaucoup plus raisonnable (donc nécessité d’un scanner moins performant).

Concrètement :
– sur la base d’un négatif/positif de 24x36mm, il faudra scanner à 4200dpi pour être capable de faire un tirage de 50x33cm à 300dpi.
– sur la base d’un négatif/positif de 56x56mm, il faudra scanner à 2700dpi pour être capable de faire un tirage de 50x50cm à 300dpi.

Maintenant qu’on sait à quelle définition il nous faudra scanner, on peut alors définir la gamme de scanner nécessaire.

Nota Bene
Pour les très grands tirages ou si il vous manque de la résolution pour atteindre vos dimensions de tirage, il existe des logiciels spécialisés dans l’agrandissement avec des algorithmes plus performant qu’un simple redimensionnement sous Photoshop ou autre logiciel de retouche d’image.
Pour n’en citer qu’un mais un performant : Perfect Resize 7 Pro

Vers quel laboratoire se tourner ?
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Etant donné que les laboratoires proposant un service de scan ont été décimés par l’arrivée du numérique, le choix devient beaucoup plus restreint.
Grâce aux calculs précédents, vous savez de quelle définition vous aurez besoin pour numériser votre document en vue de votre utilisation, ainsi vous pouvez vous rendre dans les laboratoires et demander quel est le matériel utilisé et s’ils sont capable de numériser selon vos critères.
Sur Lyon, une poignée de boutique peuvent le faire mais à quel prix et pour quelle qualité ? Voici le moment de la désillusion …

Le prix est fonction du soin apporté au scan et du scanner utilisé. Les tarifs annoncés ci-dessous sont à l’unité et pour du moyen format 6×6 (pellicule 120 et 220).
– Photo Lyon Numérique propose 2€/vue mais des fichiers faisant 3000px max (soit 9Mpx) ce qui est ridicule quand on sait que ce format lorsqu’il est bien numérisé peut aboutir à des images de 80Mpx.
– Badeau (Phox) propose moins de 1€/vue (12€ pour le développement + scan d’une pellicule 120). D’après Florian, la qualité du scan n’est pas du tout au rendez-vous et les fichiers dépassent tout juste les 3000px donc encore une fois assez ridicule. Pas d’informations précises concernant le matériel utilisé..
– Photo107 (Phox) propose 2.10€/vue mais je n’ai pas testé et je ne connais pas leur matériel. Etant donné que c’est une enseigne Phox comme Badeau, le résultat ne doit pas être très différent voire même identique s’ils utilisent qu’une seule et même machine.
– Gris Souris propose 1.50€/vue. Malheureusement, les quelques essais effectués chez eux étaient tout simplement honteux. Du N&B qui ressort sépia et ils ne vous sortent pas des fichiers excédant les 3000px, soit du 9Mpx (25x25cm à 300dpi). Bref, pas cher mais pas bon du tout (au moment de mes tests, ils utilisaient une machine Fuji SP-3000, vérifiez s’ils ont changé)
– Ooblik propose un service de numérisation de qualité sur Kodak iQsmart3. Comptez 15€ pour un 30x40cm à 300dpi, 20€ pour un 60x80cm à 300dpi et 25€ pour du 110x160cm à 300dpi (tarifs hors retouches en option et par vue). Ils proposent une remise de 30% sur les tirages si vous les réalisez dans leur atelier.
– Lynx propose de l’excellent travail avec aucune limite de dimension et de définition. Ils travaillent avec d’excellentes machines (Hasselblad Flextight il me semble) et apportent un très grand soin et expertise dans le processus de numérisation. Cependant, leur service est très orienté professionnel ou amateur aguerri et fortuné puisqu’il faut compter environ 20€/vue pour un format A4 à 300dpi, environ 60€/vue pour du A2 à 300dpi (les corrections et dépoussiérages sont effectués).

Vous l’aurez compris, je n’ai personnellement pas encore trouvé de solution qui soit satisfaisante, proposant un rapport qualité/prix intéressant dans les laboratoires lyonnais en vue d’une utilisation amatrice.
Il est toutefois intéressant de se pencher vers une autre solution : numériser soit même ses documents, à la maison, avec un scanner dédié.

Scanner chez soi, c’est possible techniquement et financièrement
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A savoir, le marché des scanners à film s’est effondré sur l’ensemble des gammes depuis le passage au numérique : pas assez rentable pour les fabricants, seuls quelques modèles très haut de gamme restent au catalogue encore à ce jour.
Choisir l’option d’acheter un scanner ne se prend pas à la légère pour plusieurs raisons :
– Ils peuvent coûter très cher à l’achat.
– Leur maintenance devient au fil des années de plus en plus compliqué donc onéreuse notamment pour les modèles professionnels.
– Ils nécessitent un temps plus ou moins long pour apprendre à s’en servir et en tirer le meilleur parti.
– Ils peuvent être très volumineux/lourd.

Le choix d’un scanner ne se limite pas à un simple critère de définition, bien d’autres paramètres doivent rentrer en compte (profondeur des couleurs, densité maximale, choix du logiciel de numérisation, encombrement, etc.).
Ici on ne va pas parler directement de ces « autres » paramètres mais seulement implicitement au travers un classement (arbitraire) de gammes pour les types d’utilisation.
Comme pour tout, on trouve des produits entrées de gamme (entre 200€ et 400€), des produits semi-pro (de 400€ à 1000€), des produits pro (3000€ à 10.000€) et des produits élitistes (jusqu’à plus de 20.000€).
Il est important d’avoir effectué le travail de réflexion ci-dessus au préalable, la question financière n’intervient qu’en dernière étape bien que vous pensiez qu’il soit le critère premier.

Voici une classification selon la définition de numérisation souhaitez :
– pour une finalité d’affichage sur internet : un scanner semi pro suffit largement, voire même entrée de gamme pour les budgets les plus serrés
– pour des tirages nécessitant un scan entre 1000 et 2000dpi, un scanner semi-pro fera l’affaire
– au delà d’un scan à 2500dpi, passer à une gamme pro offre de sérieux avantages (voire très haut de gamme suivant vos besoins en terme de qualité d’image et de rapidité d’exécution)
– au delà d’un scan à 4000dpi, une solution très haut de gamme me parait préférable, un haut de gamme peut largement faire l’affaire cependant.

Voici quelques références de scanner :
– Polaroïd SprintScan 120 : Permet le scan de film moyen format 6×4.5, 6×6, 6×7 et 6×9. Définition de 4000dpi. Branchement en SCSI et Firewire. Prix occasion : entre 250 et 500€ (très rare).
– Polaroïd SprintScan 45 Ultra : Permet le scan de film plein format 135 et moyen format 6×7 ainsi que de plan film 4×5″. Définition de 2500dpi. Branchement en SCSI. Prix occasion : entre 300 et 600€ (très rare).
– Epson V600 : Permet le scan de tout type de document grâce à des caches, du plein format au grand format 8×10 en passant par tout les formats moyens. Définition : 6400dpi. Branchement en USB. Prix à neuf : environ 240€
– Epson V700 : Idem que le V600 mais plus performant. Prix à neuf : 450€. Prix occasion : entre 300 et 400€ (courant à rare).
– Epson V750 Pro : Idem que le V700, nouvelle génération plus performante. Définition : 6400dpi. Prix à neuf : 600€. Prix occasion : entre 450 et 500€ (courant à rare).
– Nikon Coolscan 5000ED : Permet le scan de film plein format 135. Définition 4000dpi. Prix occasion : entre 1000 et 2000€ (rare).
– Nikon Coolscan 9000ED : Permet le scan de film moyen format de 6×4.5 à 6×12. Définition 4000dpi. Prix occasion : entre 2000 et 2500€ (rare).
– Kodak Crea iQsmart 3 : Permet le scan de film plein format, moyen format, grand format et opaque. Définition : 5500dpi. Prix occasion : supérieur à 2000€
– Hasselblad Flextight 343 : Permet le scan de film plein format 135 et moyen format. Définition : 3200dpi. Branchement en Firewire. Prix occasion : environ 2000€ (très rare).
– Hasselblad Flextight 646 : Permet le scan de film plein format 135, moyen format et plan film grand format jusqu’au 12x25cm, document opaque jusqu’à A4. Définition : 3000dpi. Branchement en SCSI et Firewire. Prix occasion : entre 4000 et 6000€ (rare).
– Hasselblad Flextigh 848 : Idem que le 646 sauf scan grand format 4×5″ max. Définition : 8000dpi. Branchement en SCSI et Firewire. Prix occasion : entre 5000 et 8000€ (rare).

Voici quelques références de scanner par type de numérisation (ceux qui me paraissent être les meilleurs choix parmi la sélection ci-dessus) :
– Transparerent plein format : Nikon Coolscan 5000ED
– Transparent moyen format jusqu’au 6×12 : Epson V750 Pro, Nikon Coolscan 9000ED, Hasselblad Flextight 343
– Transparent et opaque (tirage et polaroïd) jusqu’au 4×5 minimum : Epson V600, Epson V700, Epson V750 Pro, Kodak Crea iQsmart3, Hasselblad Flextight 646

Cette liste n’est pas exhaustive, il existe bien d’autres scanners, parfois volumineux et livrés avec leur station d’acquisition sous Mac OSX.
A noter une information très importante pour les scanners Epson V600, V700 et V750 : ils affichent une définition colossale pour leur gamme (6400dpi), dans les tests réels il apparait qu’il peine à dépasser les 2800dpi convenablement pour les V700 et V750 et carrément 1560dpi pour le V600 ! Attention donc à ce qu’annonce les constructeurs, la réalité peut être bien différente. Il vaut ainsi plutôt privilégier ces scanners à la numérisation de grand document (moyen format et grand format) afin de ne pas devoir monter trop haut en définition d’acquisition.

Les prix indiqués peuvent faire peur, mais pour qui scanner un tant soit peu régulièrement, on amortit assez rapidement la machine surtout qu’elle produira des résultats bien meilleurs que les laboratoires à 2€/vue.
Un exemple, si vous comptez 25€ par vue pour du très grand format en sortie, un scanner à 2000€ nécessiterait 80 numérisations pour être amorti et un scanner à 5000€ nécessiterait 200 numérisations.
Bien entendu, pour scanner ses photos de vacances, la pilule aurait beaucoup de mal à passer. Après, il est envisageable d’acheter une telle machine à 2 ou 3 personnes.

 

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